Libération de Boulogne (Operation Wellhit)

Back

La nécessité de transporter du matériel d'Angleterre vers le front, fit du port de Boulogne-sur-Mer un lieu d'importance stratégique.

Boulogne-sur-Mer est une des nombreuses villes côtières le long de la Manche à avoir obtenu le statut de Forteresse ("Festung") par Hitler. Près de 10 000 soldats se trouvaient dans la ville et l’Etat-Major allemand les pensait volontaires pour défendre la ville jusqu’au dernier homme.

L’importance de son port et la nécessité de faire circuler les hommes et le matériel rapidement donnaient à Boulogne une importance particulière. Contrairement à d’autres Festung, il était nécessaire de prendre la ville, et de ne pas se contenter d’un siège.

Après la difficile prise du Havre, l’impact psychologique qu’aurait la prise de Boulogne pour les futurs assauts prévus sur Calais et Dunkerque, rendait aussi nécessaire que la libération de Boulogne soit un succès.  

Les troupes d’infanterie canadiennes furent en charge de l’opération

Après une série de bombardements inefficaces, malgré l’apport d’informations très précises par la Résistance française et les civils évacués, l’assaut au sol commença le 17 septembre 1944 et dura 6 jours.

Pendant les combats, la résistance des troupes allemandes fut réelle, mais confrontés à des situations désespérées, sans espoir d'aide  ou de relève, la plupart des points de défense abandonnèrent.

 L’opération se  termina par la capture de Wimereux et la prise du fort de la Crèche. Les deux derniers postes de défense allemands, au Portel et à Outreau, se rendirent, après la capture du Général Heim, le commandant de la Forteresse, le 22 septembre 1944.

Prisonniers Allemands après l'opération Wellhit, dans les rues de Boulogne, 1944. Domaine Public.

Show slideshow