La nourriture

La guerre interrompt les échanges commerciaux internationaux et désorganise les échanges nationaux. L’Angleterre puis les États-Unis exercent un blocus maritime sur l’Europe continentale. Les problèmes de ravitaillement touchent rapidement les magasins qui manquent de tout. Face à ces difficultés, le gouvernement français instaure les cartes de rationnement avec lesquelles la population peut se procurer les produits de première nécessité, alimentaires (pain, viande, poisson, sucre, matières grasses, etc.) ou non-alimentaires (produits ménagers, vêtements, etc.). Le tabac et le vin sont aussi rationnés. En Angleterre le rationnement du bacon, du beurre et du sucre commence également dès 1940, avant de s’étendre pour concerner pratiquement tous les aliments ainsi que le carburant et les vêtements.


La faim sévit plus dans les villes qu'à la campagne. Les files d'attente s'allongent devant les boutiques qui sont parfois contraintes de fermer sur ordre administratif quelques jours par semaine. À défaut de viande et d'autres aliments, on se nourrit de légumes peu prisés à l'époque, comme le rutabaga et le topinambour. Les produits tels que le sucre ou le café sont remplacés par des  « erzats » comme la saccharine et la chicorée. En ville certaines familles élèvent des lapins et des poules dans les cours. Les citadins n’ayant pas d’amis ou de famille à la campagne et ceux qui n’ont rien à échanger souffrent beaucoup. Cependant, certaines personnes tirent parti du marché noir pour vendre des aliments sans tickets mais à des prix très élevés. Les vols et le troc sont aussi des pratiques fréquentes durant cette période de grandes privations.

Home
Show slideshow