Evacuations forcées

Face à l’avancée allemande très rapide dès les premiers jours de la campagne de France, entre 8 et 10 millions de civils partent en en quelques semaines vers le Sud de la France. En provenance des Pays-Bas, de la Belgique et du Nord de France, ces réfugiés vont rencontrer de très lourds dangers, seront parfois victimes de l’aviation allemande, qui plonge et mitraille ou bombarde certains convois. Les Stukas plongeant et leur sirène stridente marque profondément les mémoires des réfugiés.


Ces mouvements de foule, qui n’ont pas été anticipés et parfois même découragés par les pouvoirs publics, posent de sérieux problèmes de santé et d’hygiène. Ils gênent parfois même les mouvements des troupes combattantes. Certains réfugiés, dans un réflexe de survie, pillent les magasins et maisons. La plupart sont rapatriés dès le mois de septembre, forcés par le gouvernement de Vichy et l’article 16 de l’Armistice. L’Allemagne veut que tous les ouvriers et agriculteurs retournent à leur poste pour participer à l’effort de guerre. Certains n’ont nulle part où aller, et seront obligés de rentrer chez eux, pour retrouver leurs maisons détruites.

L’Angleterre, elle, avait préparé son plan d’évacuation dès 1938, et il est mis en place dès le 1er septembre 1940, à la déclaration de guerre. Près de quatre millions de civils ont été évacués des grandes villes vers les villages et la campagne vers des logements communs ou des familles d’accueil. Parfois les enfants sont séparés des parents. Après la capitulation de la France, 100 000 autres enfants ont été évacués vers les campagnes en anticipation de la bataille d’Angleterre.

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