Ecole

Dans les écoles, les enfants répètent des exercices d'alerte au bombardement, par exemple en s'abritant sous les pupitres en bois. En France ils doivent également apprendre à chanter « Maréchal nous voilà ! » En l'honneur du maréchal Pétain, chef de l'état français, ainsi que la devise « Travail, Famille, Patrie ». Parfois quand une école est endommagée, les garçons ont classe le matin et les filles l'après-midi, et les cahiers sont coupés en deux par manque de fournitures scolaires. Des distributions de vitamines peuvent parfois pallier les carences d'une alimentation insuffisante. De nombreuses écoles anglaises et hollandaises instaurent des distributions de lait pour les enfants, les leçons sont interrompues par les sirènes annonçant les raids aériens.

Dans la région des deux Mers il n'y a globalement pas de reprise en main idéologique de l'école, comme des modifications de programmes scolaires ou même des emprisonnements d'enseignants, contrairement à d'autres pays occupés tels que la Pologne, où les élites enseignantes sont liquidées. Cependant un grand nombre d'enseignants juifs, francs-maçons, communistes ou encore résistants, sont révoqués ou emprisonnés, voire même exécutés. Dans le secteur privé catholique, de nombreux chefs d'établissements cachent des enfants juifs en les scolarisant jusqu'à la fin de la guerre. À l'est de la France, l’Alsace a été annexée par l'Allemagne. Cette région est donc non seulement occupée, mais également germanisée et nazifiée. L’école y devient un laboratoire permettant à l’occupant de tenter de transformer une jeunesse tout entière.

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